Poulpy – Domotique, OpenSource et Geekeries

Domotique, OpenSource et Geekeries


Les ‘notifications push’ sont très intéressantes dans le domaine de la domotique comme l’ont fait remarquer bien avant moi sur leurs blogs Clement Storck : http://clement.storck.me/?p=78 et Spy : http://www.e-home.fr/2011/01/domotique-notifications-push/

Pour les non initiés ou les non utilisateurs d’iPhone/iPad, les notifications push c’est un système qui permet aux applications iOS d’afficher une notification avec une alerte sur un iPhone ou un iPad; un peu comme un SMS en fait mais gratuit et avec des fonctionnalités plus extensibles.

Comme vous pouvez le voir dans l’article de Clement, les deux applications les plus connues dans ce domaine sont :


Ayant eu envie d’utiliser ces moyens de notification dans mon installation domotique, je me suis attelé à les y intégrer; ce qui a débouché (comme souvent chez moi ;) ) sur un petit agent xPL écrit en perl s’intégrant au framework xpl-perl de Mark Hindess.

Son petit nom c’est xpl-pushmsg et pour le télécharger, il faut aller dans la section downloads (sisi c’est en haut à droite là).

L’installation se fait comme n’importe quel programme perl :

tar zxfv xpl-pushmsg*.tar.gz
perl Makefile.PL
make
sudo make install

Puis il se lance simplement :

xpl-pushmsg -v

Vous pouvez ensuite envoyer des notification Prowl ou Pushme.to via des commandes sur votre réseau xPL.

Pour Prowl :
xpl-sender -m xpl-cmnd -c sendmsg.basic to=APIKEY@prowl body=bonjour subject=Alerte
(Regardez le man de xpl-pushmsg pour connaitre tous les paramètres car il y a d'autres possibilités comme par exemple la priorité des messages ou encore la possibilité d'attacher une URL)

Pour Pushme.to :
xpl-sender -m xpl-cmnd -c sendmsg.basic to=NICKNAME@pushmeto body=bonjour from=Maison


Et voila ! De cette façon vous pourrez vous envoyer des notifications pour n’importe quel évènement de votre maison, comme certains l’ont fait par exemple lorsque quelqu’un sonne à leur porte : http://clement.storck.me/?p=80


Comme d’habitude avec les bouts de code que je fait, celui-ci n’est probablement pas exempt de bug, et je suis preneur de toute suggestion :)

Une des principales utilisations de la domotique est la gestion de l’éclairage. A titre personnel, la gestion de l’éclairage représente actuellement la plus grand partie de mon installation.

J’utilise pour cela des modules ON/OFF Chacon (utilisant la technologie HomeEasy) CH54555, qui présentent l’avantage d’être très peu onéreux (moins de 15€) et d’être de taille assez réduite, donc intégrables derrière des appliques par exemple.


Le tout fonctionne très bien mais je me suis dit que ce serait sympa de remplacer certains points lumineux par des éclairages à intensité variable (dimmable), en restant domotisés bien entendu, faut pas déconner non plus ;) Les avantages sont de deux ordres :

  • La possibilité de faire varier en intensité l’éclairage : cela permet d’obtenir précisément l’ambiance lumineuse que l’on souhaite, et éventuellement de faire baisser la consommation électrique de l’éclairage lorsqu’il est dimmé, par rapport à son éclairage maximum (oui bon ok le gain est faible, surtout au regard de la conso déjà très réduite des nouvelles ampoules mais… y’a pas de petites économies comme dirait l’autre !)
  • Une utilisation plus ‘douce’ : les modules dimmers ne contiennent pas de relais, contrairement aux modules ON/OFF. Pour ceux qui ne connaissent pas, le relais c’est le composant électronique qui fait la commutation ON/OFF et qui fait ce petit bruit ‘clac’ à chaque fois que l’on allume/éteint le module. Et bien, avec un module dimmer : l’allumage se fait dans un silence absolu, ce qui finalement est assez appréciable.


Le matériel nécessaire

Pour mettre en place un point lumineux variable et domotisé (en techno HomeEasy/Chacon), plusieurs alternatives sont possibles :

  • La solution « old school » : Module Chacon dimmer + Ampoule classique à incandescence
  • La solution « intermédiaire » : Module Chacon dimmer + Ampoule fluocompacte (à économie d’énergie) spéciale ‘dimmable’
  • La solution « tout intégrée » : Ampoule fluocompacte Chacon DI-O dimmable avec module domotique intégré, que vous pouvez trouver chez Planete-Domotique notamment



Old School Intermédiaire Tout intégré
Photo







Matériel

1 Ampoule à incandescence de recupération

1 Module dimmer 300W

1 Ampoule fluocompacte dimmable Govena FlexDigit

1 Module dimmer 300W

1 Ampoule Chacon DI-O dimmable
Description Ici, on récupère simplement une veille ampoule à incandescence que l’on branche sur un module Chacon variateur Là on utilise aussi un module variateur Chacon, mais sur lequel on a branché une ampoule à économie d’énergie (fluocompacte) dimmable. (attention les ampoules fluocompactes classiques ne sont pas dimmables) Ici c’est une solution tout récemment sortie chez Chacon : une ampoule à économie d’énergie de 20W, dimmable, et avec un récepteur domotique déjà intégré

Technologie d’ampoule

à incandescence fluocompacte fluocompacte
Variation 16 niveaux 16 niveaux 16 niveaux
Avantages Allumage progressif du plus bel effet Séparation dimmer / ampoule All in one => pas de câblage à réaliser
Inconvénients Vieille ampoule à incandescence (consommation) L’ampoule Govena émet un bruit de grésillement en fonctionnement

Tout est intégré : si il y a une panne : il faut tout remplacer

Programmation de l’ampoule pas pratique : on aurait aimé un simple bouton d’apprentissage !

Prix total
16,90 € 38,85 € 32,90 €


Que choisir ? Et bien pour moi cela a été relativement simple : La première solution, à base d’ampoule à incandescence à la papy n’était pas envisageable. La seconde solution avec ampoule dimmable Govena semblait séduisante MAIS ce bruit de grésillement que fait l’ampoule dès qu’elle est allumée, et quel que soit son niveau de luminosité, est rédibitoire (Il s’agit probablement d’un sorte d’incompatibilité entre cette ampoule et les dimmers Chacon car la même ampoule, directement branchée sans dimmer, n’émet aucun bruit et marche parfaitement. Pour confirmer il faudrait essayer avec une autre ampoule dimmable (que je n’ai pas) ou un autre dimmer (que je n’ai pas non plus)).

Cela me laisse la dernière solution : L’ampoule all-in-one Chacon fonctionne très bien. Son principal avantage (tout-en-un) est aussi un de ses inconvénients : en effet, si l’ampoule tombe en panne, c’est la totalité qu’il faut changer, et à 33€ la bête ça ferait un peu mal. En dehors de cela l’ampoule fonctionne très bien et est plutôt réactive à l’allumage (temps de chauffe) par rapport à des fluocompactes d’entrée de gamme.


Le contrôle des dimmers

Comme la plupart des éléments domotique, les dimmers Chacon peuvent se contrôler de deux façons :

  • Directement avec l’interrupteur domotisé (gamme d’interrupteurs émetteurs ou télécommandes Chacon). Ici l’utilisation est vraiment peu pratique… Pour faire dimmer le point lumineux, il faut appuyer deux fois de suite sur l’émetteur ‘ON’; l’ampoule se met alors à dimmer progressivement en boucle. Lorsqu’elle a atteint la luminosité désirée, on re-appuie sur ‘ON’ et elle s’arrête de dimmer. Le niveau de luminosité est mémorisé et sera appliqué au prochain allumage de l’éclairage.


  • A partir d’un système domotique en utilisant une interface d’émission compatible avec le protocole HomeEasy (RFXCom, TellStick, ZiBase…). Avec cette méthode on peut avoir un ‘dimming direct’ : on peut envoyer un ordre contenant le niveau de luminosité désiré; l’ampoule se met alors directement au bon niveau sans avoir besoin de dimmer en boucle. J’ai testé cette fonctionnalité avec un émetteur RFXCOM et les modules xPL-perl; en envoyant des commandes avec les paramètres [ command=preset, level=XX ] avec XX un nombre entre 0 et 15 : ça marche très bien. Là aussi la valeur de luminosité est retenue entre les allumages du module.

Conclusion

L’ampoule DI-O dimmable tout intégrée de Chacon me semble être un bon produit et c’est donc celui que je vais utiliser pour les points lumineux dimmables que je souhaite domotiser. L’inconnue reste cependant la fiabilité qui devra être au rendez-vous pour ne pas avoir à changer tout le bazar prématurément.

NB : Pour ceux qui utilisent des halogènes basse tension (12V), il existe dans le même genre un transformateur 12V dimmable compatible chacon (ancienne gamme). N’ayant pas ce type d’éclairage, je n’ai pas testé ;) .

Et bien voila, joli délai depuis mon dernier post, un rythme effréné de 1 article tous les 6 mois c’est impressionnant non ? Non… ok.

En ce tout début d’année, je me suis intéressé de plus près à mettre en place une IHM de contrôle pour mon installation domotique. Je vais donc partager le début de mes réflexions.


Les contraintes pour réaliser ce que je voulais :

(pour rappel chez moi c’est des technos low cost type Chacon/HomeEasy, et c’est du xPL pour les interfaces)

  • Pas envie de dépenser des centaines d’euros dans une station de contrôle domotique type Crestron ou les écrans HomeSeer : j’ai déjà suffisamment de gadgets qui trainent… autant les utiliser !
  • Évidemment, pas envie d’acheter de software ni de licence
  • Pas envie (enfin… surtout pas le temps en fait) d’apprendre à fond un nouveau langage de programmation, un nouvel environnement non connu (genre Objective C et XCode pour ne pas les nommer ;) )
  • Je veux du pratique, du « à portée de main », du tactile, et quelque chose d’un minimum joli et réactif (oui hein on est en 2011, c’est fini le minitel)


Les opportunités et autres réflexions :

  • Un des rares trucs que j’aie fait sur mon installation est de tout passer en xPL (Cf mes précédents articles sur le sujet). Du coup, pas de code compliqué à faire pour discuter avec les interfaces domotique (RFXCOM, TellStick, CM15, etc..)
  • A moins que vous ayez été isolé du monde durant les précédents mois, ça ne vous aura pas échappé : l’essor des appareils mobiles : iPhone et smartphones Android  évidemment, mais aussi la déferlante de tablettes tactiles qui arrivent sur le marché. Perso de ce côté là je suis équipé en Apple (iPhone et iPad) : je veux donc quelque chose qui me permette de contrôler mon installation au moins depuis ces deux appareils
  • En prévision de cette problématique, j’avais réalisé en perl (avec les librairies xpl-perl comme d’hab) un petit programme de contrôle domotique qui tourne sur mon réseau xPL, et qui expose une API Web à la REST (très simple pour le moment) pour permettre de commander et de récupérer le status des modules et capteurs de mon installation : Je peux donc contrôler mon installation à coup de requêtes Web simples : il ne reste plus qu’à faire un joli frontend (‘ya pu k’à’ comme dirait l’autre ;) )


Choix de la techno :

Deux possibilités : une webapp ou une vraie application mobile. Le titre de l’article vous a mis sur la voie : j’ai choisi la Webapp pour plusieurs raisons :

  • Rapidité de développement : pas envie de passer trop de temps à refaire de l’Objective-C sous XCode ou à apprendre à coder pour Android
  • Portabilité : une webapp n’est rien d’autre qu’un site web qui ressemble à une application. Du coup une webapp est potentiellement utilisable sur n’importe quel device équipé d’un navigateur Web récent. C’est particulièrement important pour moi qui n’aie pas envie de m’enfermer sur une marque. (A titre d’exemple, on commence à trouver des tablettes Android low cost qui feraient potentiellement de bons écrans de contrôle tactiles, beaucoup moins chez qu’un iPad).

Choix du Framework :

Décision est prise de faire une Webapp. Pour faciliter le développement (et aussi parce-que je suis une feignasse),  l’idée est bien entendu d’utiliser un Framework dédié aux Webapps. Je vous laisse googler, il y en a plusieurs, iWebKit, JQTouch, iUI, etc… Mon choix (en espérant qu’il soit bon) s’est porté sur le framework Sencha Touch.

Sencha Touch est un framework javascript spécifiquement fait pour les applications mobiles tactiles. Il est une excroissance de Ext JS pour ceux qui connaissent, un autre framework javascript bien connu depuis un moment. Il utilise les technos Javascript, HTML5 et CSS3, et est à ce titre compatible avec les appareils sous iOS ET avec ceux sous Android. Il est plus généralement compatible avec les navigateurs WebKit. En ce qui concerne les navigateurs pour ordinateurs classiques, c’est vers Safari ou vers Chrome qu’il faudra se tourner pour tester les développements réalisés sur un PC ou un Mac.

Last but not least, Sencha Touch dispose d’une licence open-source.


Mes impressions :

Étant plus à placer dans la catégorie des développeurs du dimanche, j’ai eu un peu de mal à me mettre dans la logique du framework Sencha Touch; c’est un peu particulier, mais rien d’insurmontable quand on suit les nombreux exemples qu’on trouve sur le net.

Comme je le mentionnait plus haut, avoir toutes les infos liées à mon installation à disposition dans une API Web REST a été d’une grande aide => ça permet de vraiment se concentrer sur la partie UserInterface et de ne pas s’embetter avec les détails d’implémentation de la partie domotique à proprement parler.


Ce que ça donne maintenant :

Attention hein, interdit de se moquer : c’est loin d’être fini :p. Mon premier objectif était de faire un écran général pour visualiser les infos principales et contrôler mes modules domotiques. Voici ce que ça donne :

Sur iPhone :


Sur iPad :


Pour la suite :

Ca reste très succinct pour le moment. Plein de choses à y ajouter, dans le désordre ce qui me vient à l’esprit :

  • l’accès aux graphes pour les données environnementales
  • l’accès à des macros, voire à des screnarii
  • le contrôle multimédia : multiroom (squeezebox soft), media center (XBMC)
  • une section pour tout ce qui est sécurité (détecteurs d’ouverture, videosurveillance, etc…)

On verra ce que je peux faire avancer en fonction du temps (ou plutot du manque de temps ;) ). Autre point intéressant avec une Webapp qui accède à toutes ses données via une API Web en REST, c’est que peut être si un jour j’utilise un autre soft (Domogik ? ;) ) je pourrai, à moindre frais, le plugger dessus…

Principe :

La téléphonie est un domaine qui a énormément évolué ces dernières années, sous l’impulsion des mobiles d’une part, et des box internet d’autre part. Ces évolutions (généralisation de la présentation du numéro, ToIP, messagerie unifiée web/tel, etc…) permettent de connecter sa téléphonie avec son système domotique; dans quel but me direz-vous ?


Comme souvent on distingue deux axes :

  • La collecte d’informations : Savoir si il y a eu un appel, de qui, à quelle heure, pendant combien de temps. Savoir si j’ai des messages sur ma boite vocale, si j’ai des SMS/MMS non lus, etc…
  • L’émission d’informations : L’envoi de SMS/MMS, l’émission d’appels téléphoniques de notification (via de la synthèse vocale par exemple), etc…


Mises en situation et utilité :

  • Application n°1Notification d’appel en temps réel. Vous êtes chez vous et votre téléphone sonne; votre système domotique vous notifie de l’appel en y ajoutant des informations sur le numéro appellant (numéro de tel, nom, photo…) :
    • Suivant l’heure une notification visuelle (par exemple sous forme de lumière dans le séjour) vous averti de l’appel.
    • Si vous êtes en train de regarder tranquillement un film via Media Center, une popup de notification apparaît dans un coin de la télévision, affichant le nom et la photo de l’appellant. De cette façon vous pouvez décider (sans vous lever de votre canapé -ben oui… c’est fatiguant quand même ;)) de répondre ou de poursuivre votre film.
    • Vous êtes en train de surfer sur internet avec votre PC ou laptop, une popup s’affiche avec les informations de l’appellant
    • Votre nabaztag vous notifie de l’appel, soit avec ses lumières, ses oreilles, ou via la synthèse vocale


  • Application n°2Historisation des appels. Votre système domotique garde une trace de tous les appels reçus en votre absence, incluant heure d’appel et coordonnées de l’appellant.
    • Vous pouvez reçevoir un mail ou un SMS lorsque quelqu’un a appellé en votre absence
    • Vous pouvez consulter la liste des appels en absence, sur un interface Web ou encore sur l’écran tactile de contrôle domotique de votre maison
    • Lorsque vous rentrez chez vous le soir, votre Nabaztag vous fait un récap des appels reçus en votre absence.


  • Application n°3L’envoi d’informations par téléphone. Notamment utile dans le cas de notification d’urgence :
    • Votre système domotique détecte une intrusion, il vous téléphone et vous l’annonce via une phrase en synthèse vocale.
    • Il se produit une coupure d’electricité chez vous durant votre absence, votre système domotique, sur onduleur, vous appelle et vous le dit avant que les batteries soient à plat.


  • Application n°4Intégration avec un PABX personnel. En intégrant carrement un PABX (ou un IPBX) personnel à votre système domotique, de nombreuses nouvelles possibilités apparaissent. Par exemple :
    • L’intégration directe de la messagerie vocale à votre système domotique (par exemple votre Nabaztag vous joue vos messages vocaux)
    • La possibilité de contrôler votre maison avec les touches de n’importe quel téléphone via un serveur vocal
    • L’intégration de la réception et de l’envoi de FAX à votre système domotique
    • Le suivi précis des communications téléphoniques, temps, destinations, etc…


  • Application n°5Intégration avec les APIs d’opérateurs. Un peu comme l’utilisation d’un PABX, certains opérateurs de ‘box’ triple play proposent des APIs pour permettre, dans notre cas, à votre système domotique d’accéder aux informations téléphoniques. Par exemple :
    • Messagerie vocale
    • SMS/MMS
    • Facturation


Matériel :

Là encore, tout dépend de ce que vous voulez faire :

  • La solution la plus simple est d’utiliser un simple modem 56K ‘à l’ancienne’ branché sur le port USB de votre serveur domotique. Ce modem vous permettra notamment de détecter les appels entrants et de récupérer les informations de présentation du numéro.
  • Pour les plus courageux, vous pouvez aussi carrément intégrer un PABX (comme l’IPBX logiciel opensource ‘Asterisk‘) à votre système domotique pour des possibilités quasi-infinies.

Dans les deux cas vous devrez adapter la partie logicielle à votre système domotique et à ce que vous voulez en faire.


Références :

Principe :

Sujet que j’ai déjà abordé plusieurs fois sur ce blog, le contrôle de la consommation (en énergie certes, mais pas que…) est une chose particulièrement appréciable => Ça permet entre autres de se rendre vraiment compte de ce que le foyer consomme, d’anticiper les dépenses, de mesurer l’impact réel de telle ou telle mesure d’économie d’énergie, d’être alerté lorsqu’il se passe quelque chose de pas normal, etc…



Pour moi la mesure de consommation peut concerner :

  • L’électricité, énergie que l’on retrouve dans tous les foyers
  • Le Gaz, énergie pas présente chez tout le monde mais très importante
  • Le Fioul, idem ci-dessus
  • L’eau, qui n’est pas une énergie à proprement parler mais qui est une ressource utilisée par tout le monde et qu’il convient d’économiser.


Mises en situation et utilité :

  • Application n°1 : Toute simplement, suivre sa consommation en énergie et en ressources :
    • Avoir des mesures instantanées
    • Avoir des données historiques et des graphes, qui permettent par exemple de projeter la consommation sur une période particulière de l’année en se basant sur la mesure de l’année précédente.
    • Optimiser sa consommation d’eau : par exemple en mesurant séparément sa consommation d’eau d’arrosage, il est possible de calculer simplement l’intérêt de demander l’installation d’un compteur vert comme le proposent certaines municipalités (il s’agit d’un deuxième compteur d’eau uniquement destiné aux eaux d’arrosage et sur lequel vous ne payez que la fourniture d’eau (pas de frais d’assainissement)).
    • Optimiser sa consommation d’électricité : A partir du moment où vous avez une année entière de mesure de consommation d’électricité, vous pouvez de façon très précise estimer le tarif d’électricité le plus adapté et le souscrire, que ce soit chez EDF ou chez des fournisseurs alternatifs.
  • Application n°2 : Être averti en cas de consommation anormale d’eau. A partir du moment où la consommation d’eau est intégrée au système domotique, rien n’empêche de définir certains critères et d’envoyer des alertes/notifications en cas de consommation anormale. Par exemple :
    • Consommation anormale d’eau en pleine nuit (peut être révélateur d’une fuite)
    • Consommation anormalement élevée sur tel ou tel circuit (par exemple sur le circuit d’arrosage automatique cela peut indiquer un mauvais réglage ou bien une vanne qui serait restée ouverte, etc…)
  • Application n°3 : Mesurer vos économies d’énergie/d’eau. Rien de plus frustrant que de faire un effort pour moins consommer une ressource, sans avoir aucune idée rapidement de l’économie réelle.
    • Vous installez des mousseurs économiques sur tous vos robinets => vous pourrez mesurer dès la première journée l’impact sur votre consommation d’eau
    • Vous remplacez vos ampoules par des fluo-compactes => vous pourrez mesurer tout de suite l’économie réalisée sur votre consommation d’électricité
    • Vous faites un nouveau réglage de votre arrosage automatique => idem, vous visualisez directement ce que cela consomme


Matériel :

Côté matériel cela se complique. Certaines ressources sont facilement mesurables (électricité) tandis que pour d’autres c’est carrément du bricolage (Eau/Gaz), voire même apparemment inexistant après avoir fait quelques recherches :


Références :

Après un long moment de non mise à jour de ce blog, voici le premier article d’une série que j’espère la plus longue possible, traitant des différentes applications réelles de la domotique. L’objectif est de s’éloigner un peu de la technologie pure, et de s’attacher aux situations de la vie quotidiennes où la domotique peut avoir sa place.

Ce premier billet traite d’un objet anodin de la vie courante, que nous utilisons -presque- tous une fois par jour : la boite aux lettres.


Principe :

Une boite aux lettres domotisée ? Je vous entend vous dire « mais qu’eeeeest ce que c’est que cette idée farfelue complètement inutile !? ». J’assume le côté farfelu (d’autant que l’idée n’est pas de moi => allez voir les références à la fin de cet article dont l’une pointe sur l’excellent article de Cedric qui explique comment il a réalisé sa domotisation de boite aux lettres), mais vous allez voir ce n’est pas -complètement- inutile.

L’idée est simple : être capable de détecter les ouvertures de votre boite aux lettre et les transmettre à votre système domotique. Vous pourrez ensuite utiliser cette information pour différentes choses.


Mises en situation et utilité :

  • Application n°1 : Être averti quand le facteur passe. Lorsque le facteur passe et dépose une lettre ou un paquet dans votre boite aux lettre, votre maison vous informe. Suivant que vous soyez chez vous ou pas, plusieurs méthodes de notification sont possibles :
    • Vous recevez un e-mail qui vous dit que le facteur est passé (désolé je n’ai encore pas trouvé de moyen fiable pour différencier le vrai facteur du mec qui remplit votre boite aux lettre de publicité ;) )
    • Vous recevez un SMS
    • Une fenêtre popup apparait sur l’écran de votre Media Center si vous étiez en train de regarder la TV
    • Vous recevez un message sur MSN Messenger, Jabbe, ou un autre système de messagerie instantanée
    • Votre Nabaztag vous dit à voix haute Le facteur est passé !


  • Application n°2 : Stocker l’heure de passage du facteur dans votre système domotique. Celle-ci pourra être utilisée par la suite pour différentes choses :
    • Faire un recap de la journée que votre nabaztag vous dictera quand vous rentrerez du travail « Le facteur est passé à 12h18, puis à 13h02… »
    • Faire des statistiques pour connaître à l’avance les heures de passage moyennes du facteur tel ou tel jour


Matériel :

Côté matériel il ne faut pas grand chose mais il va falloir bricoler un peu.

L’ouverture de la boite aux lettre peut être détectée en utilisant un simple détecteur d’ouverture classique comme par exemple le Marmitek DS18 si vous êtes en X10 (utilisé par Cédric et Lionel dans leurs excellent tutoriaux : voir Références en bas de cet article) ou encore le détecteur d’ouverture Chacon CH54581 comme je l’ai fait. Dans les deux cas, il vous faudra démonter le détecteur, trouver les bons emplacement dans votre modèle de boite aux lettres, fixer les éléments correctement et éventuellement ajouter un fil ‘antenne’ pour augmenter la portée de votre détecteur car d’une part parfois la boite aux lettres est éloignée de la maison, et d’autre part le fait que le capteur soit enfermé à l’intérieur de la boite métallique réduit drastiquement sa portée d’émission.

Dans tous les cas je vous encourage à lire les deux excellents liens en bas de cet article où sont présentées deux installations avec explications détaillées et photos à l’appui.

Il vous faudra également le dispositif ‘kivabien’ pour recevoir sans fil les signaux envoyés par le détecteur d’ouverture : généralement c’est un boitier RFXCOM ou équivalent qu’il vous faut.

Enfin, je ne détaillerai pas la partie ‘notification’ où vous pourrez laisser libre cour à votre imagination (nabaztag, tuxdroid, lumière, mail, sms, musique…).


Références :

J’avais parlé plusieurs fois dans ce blog du TellStick : Petit émetteur USB de conception suédoise permettant de contrôler notamment les modules domotiques sans fil basés sur le protocole HomeEasy (comme les mocules Chacon), mais aussi tout un tas d’autres modules, comme par exemple les prises commandées low cost de Castorama.

Un gros défaut de ce TellStick était sa portée : en effet, chez moi à 10m avec une ou deux cloisons en placo alvéolaire ça ne fonctionnait plus : on était très vite limité.

Il se trouve que j’ai été en contact avec le constructeur (Telldus => ils sont très sympa et ouverts), qui est au courant de ce problème sur les tellstick de première génération, et qui propose gratuitement d’échanger votre Tellstick de première génération contre un TellStick avec une antenne externe.

J’ai évidement suivi cette procédure et ai reçu à la maison un nouveau TellStick et une enveloppe pré-adressée pour renvoyer l’ancien (frais de port à ma charge par contre mais bon dans une enveloppe bulle simple c’est loin d’être inabordable, et c’est un ‘sacrifice’ que je fais volontiers lorsque le constructeur est une petite boite qui_n’en_veut avec des gens sympas, accessibles et serviables :) )

Voici sur la photo les deux tellstick (ancien en bas, nouveau en haut) :


Vieux Tellstick en bas, nouveau en haut



Comme vous le voyez l’emballage change mais à priori l’electronique est identique (model id identique), mis à part bien sur l’apparition d’une antenne externe ‘filaire’.

Tests fait => c’est BEAUCOUP mieux ! J’arrive maintenant à contrôler tous les modules Chacon de mon habitat sans problème !

Bref si vous avez un TellStick avec des soucis de porté, envoyez un petit mail à rma _at_ telldus.se en expliquant votre problème (en anglais hein… pas la peine de faire du google translate Français/Suédois) et ils vous expliqueront tout.

Merci Telldus !

Et non je n’était pas mort ;) Juste très occupé ;)

M’intéressant de plus en plus à Domogik (si vous ne connaissez pas allez jeter un oeil : c’est un work in progress mais TRES prometteur), et, celui-ci étant écrit en language python, je me suis penché sur le sujet de la programmation du TellStick en Python.

J’avais déjà fait module xpl pour le TellStick mais celui-ci est très basique et ne supporte pas toutes les possibilités de ce petit transmetteur RF bien pratique, donc je me suis lancé, mais cette fois en python.

Voici donc la première partie du travail : une classe Python qui permet de contrôler le TellStick. Celle-ci s’appuie sur la librairie telldus-core fournie par Telldus, il faut donc l’avoir installée au préalable.

Cous trouverez la classe python dans la section téléchargements de ce blog, ou plus précisément ici.

Pour l’installer, c’est du python classique :

$ tar zxfv TellStick-0.1.tar.gz
$ cd TellStick-0.1
$ sudo python setup.py install

L’utilisation est expliquée dans le fichier lui-même, et voici un exemple d’utilisation en Python :

#!/usr/bin/python

from TellStick import *

# Création de l'objet
ts = TellStick()

# Anciens modules Chacon : allumer le module A4
ts.sendOff("arctech", "codeswitch", "A", "4")

# Nouveaux modules Chacon : eteindre le module 0x12345 / 2
ts.sendOn("arctech", "selflearning-switch", "0x12345", "2")

# Prise commandable 1er prix Castorama : Allumer la A1
ts.sendOff("risingsun", "", "1", "1")


Et voala, c’est pas plus compliqué que ça. Vous trouverez des infos sur les protocoles et devices supportés sur cette page chez Telldus.

Prochaine étape : le plugin xPL complet pour TellStick…

$ tar zxfv TellStick-0.1.tar.gz
Il est des choses que le status de geek impose :
  • Des placards remplis de matériel électronique divers et varié
  • Des T-Shirts revendicatifs
  • L’impossibilité de résister à l’achat d’un nouveau gadget dès qu’il sort
  • Un smartphone necessitant qu’on le recharge 15x par jour tellement il y a de choses installées dessus
Mais il y a aussi :
  • Une consommation électrique de l’habitat bien particulière.
C’est la question que je me suis posée récemment :
« Combien consomment mes équipements domotique et mon réseau domestique allumé 24/7 ? »
J’ai donc mesuré quelques consommations des différents équipements qui restent allumés en permanence dans mon habitat.
  • Une bonne surprise : La EEEBox qui consomme 15W ce qui est peu pour une machine qui, finalement gère la totalité de la domotique chez moi avec branchés dessus le RFXCom, le CM15A, le CurrentCost, le BlueTooth, le Tellstick…
  • La mauvaise surprise : La Livebox 2 qui consomme plus que la EEEBox (qui l’eu cru) avec 23W

Voici le détail des mesures :

Appareil Consommation Coût sur 1 année
(Tarif HC/HP EDF)
Serveur Domotique:
Asus EEEBox
15 W 13.32 €
NAS :
Netgear ReadyNas Duo
23.4 W 20.79 €
Switch réseau :
D-Link Giga 8 ports
4.4 W 3.91 €
Interface X10 :
Marmitek CM15A
2.1 W 1.87 €
Modem ADSL :
Orange LiveBox 2
23 W 20.43 €
PC Media Center :
AsRock ION 330
27 W 23.98 €

Reste à faire pour économiser :
  • Eteindre le MediaCenter quand personne n’est à la maison (Je pense à une combinaison avec un agent xPL pour la mise en veille et du Wake On Lan pour la remise en route aux bonnes heures)
  • Mettre en veille le NAS quand personne ne s’en sert. Ici c’est plus compliqué car il ne supporte pas le Wake On Lan. De plus il partage les medias pour plusieurs autres appareils, du coup les stop/start risquent d’avoir des effets de bord désagréables (videos plus dispo sur le Media Center, serveur Squeezebox qui accès plus aux musiques…etc…) => A tester.

Vous connaissez peut-être le TellSTick, petit dongle USB, assez récemment arrivé en France, et qui permet de commander un certain nombre d’appareils de domotique, comme par exemple les modules Chacon dont j’ai parlé dans un autre billet sur ce blog.

Telldus Technologies, le constructeur du TellStick, a le (très) bon goût de mettre à disposition les logiciels (et leurs sources) permettant d’utiliser leur Tellstick sous linux : il s’agit de la commande rfcmd.

« Ben c’est parfait alors ! » me direz-vous; et bien… presque, il ne manquait plus que le logiciel gateway xPL pour intégrer tout ça dans un réseau domotique xPL en place. Et bien voilà qui est chose faite après quelques lignes perl en cette journée pluvieuse.

Pour le télécharger, ça se passe ici

Ca s’installe à la mode perl, comme d’habitude pour mes modules :

perl Makefile.PL
make
sudo make install


Et ça permet d’envoyer des commandes aux modules HomeEasy/Chacon :

xpl-sender -m xpl-cmnd -c homeeasy.nexa house=A unit=1 command=on


Ca permet aussi de commander les modules utilisant le protocole ‘RisingSun’ comme les modules de type GAO, ou encore les prises telecommandées on/off premier prix de chez casto (merci à Boris pour ce bon plan permettant d’avoir des prises commandables pour 20€ les 3) :

xpl-sender -m xpl-cmnd -c risingsu.basic code=1 device=1 command=on
xpl-sender -m xpl-cmnd -c risingsu.basic code=1 device=1 command=off
Voilou voilou, comme d’habitude n’hésitez pas à me contacter en cas de difficulté d’utilisation de ce module.